The
real fictional candidate
05/22/2012
Ahead
of the next presidential elections in Iran,
a peculiar candidate didn't wait for the approval of the Guardian
Council, an unelected body of 12 religious scholars and jurists, to
start her presidential campaign. Her name is Zahra, hero of an
animated novel, whose story recalls that of many Iranian citizens. It
is written by Amir Zoltani, an Iranian journalist expatriated in the
United States. Zahra is a fifty-two year old teacher who is
hopelessly looking for her son, missing since the demonstrations
against Mahmud Ahmadinejad’s disputed re-election in 2009.
“
Zahra
for President” programme, launched by the authors in association
with the NGO “United for Iran”, essentially calls for the release
of political prisoners, equality between men and women, the abolition
of the death penalty and generally speaking, the respect of human
rights, a struggle aiming at radical change in Iran and which is
expected to be very tough. Of course Zahra can’t possibly be the
official President of Iran, knowing that women don't have the right
to run for the election even if up to now nearly thirty have already
tried to. But the true aim of this virtual campaign is, according to
the authors, to create a collaborative space for the voice, vote
and
vision of the Iranian people. On the http://vote4zahra.org/ website
and Zahra's facebook page, people all around the world have already
mobilized, in particular, sending photographs of themselves with a
Zahra picture or with the slogan « we have a right to fair and free
elections » all carrying the Z sign for Zahra «the real candidate».
A slogan opposed to the Iranian theocracy system based on fraud, fear
and force. Zahra has since become a symbol allowing to demonstrate
differently, in an inclusive way for a true democracy in Iran.
Opinion
: This news item makes us realize efforts, opponents at home
and abroad who don't stop fighting for a fairer system, finding ways
to express themselves despite censorship.
This
fight is far from over. Earlier this year, Nasrin Sotoudeh, a lawyer
who had been unfairly jailed received the 2012 Sakharov price for
Freedom of Thought for keeping on fighting even in jail. It is to be
hoped Zahra's action will help changing things. Meanwhile, the next
President of Iran is likely to be a Mahmud Ahmadinejad and Supreme
Leader Ayatollah Ali Khamenei’s favorite, which could again lead to
demonstrations and violent repression.
La
vraie candidate fictive
22/05/2013
En vue des prochaines élections
présidentielles d'Iran, une candidate particulière n'a pas attendu
l'accord du Conseil des Gardiens de la Révolution, constitué de
douze membres religieux et juristes non-élus, pour démarrer sa
campagne présidentielle.
Il s'agit de Zahra, héroïne d'une
bande dessinée, dont l'histoire reflète celle de milliers
d'iraniens. Elle est scénarisée par Amir Zoltani, journaliste
iranien exilé aux États-Unis. Zahra est une institutrice de 52 ans
qui recherche désespérément son fils disparu lors des vagues
de manifestations contre la réélection très contestée de Mahmoud
Ahmadinejad en 2009.
Le programme «Zahra présidente»,
développé par les auteurs en association avec l'ONG «Unis pour
l'Iran» appelle principalement à la libération des prisonniers
politiques, l’égalité entre hommes et femmes, l'abolition de la
peine capitale et le respect des droits de l'homme en général, un
combat qui vise un changement radical en Iran et qui s'annonce très
difficile.
Bien sûr, Zahra ne pourra pas
devenir officiellement présidente d'autant plus qu'il est déjà
impossible pour une femme de se présenter aux élections bien qu'une
trentaine ait essayé jusqu'à maintenant. Mais le but de cette
campagne virtuelle est pour les auteurs de créer un espace
collaboratif pour porter la voix et la vision des Iraniens. Sur le
site http://vote4zahra.org/ et la page facebook de Zahra, se sont
déjà mobilisées de nombreuses personnes autour du monde,
principalement iraniennes, notamment en postant des photos d'elles
avec une image de Zahra ou le slogan «nous avons le droit à des
élections justes et libres», toutes portant le signe Z pour Zahra
«la vraie candidate». Un slogan qui s'oppose au système frauduleux
imposé par la théocratie et fondé sur la peur et la violence.
Zahra est devenue un symbole
permettant de manifester autrement de façon solidaire en s'unissant
pour une véritable démocratie en Iran.
Opinion: Cette nouvelle permet de
se rendre compte des efforts des opposants iraniens, qui ne cessent
de se battre pour un système plus juste à l'intérieur comme à
l'extérieur du pays et trouvent des moyens de s'exprimer malgré la
censure. Un combat loin d'être fini. Cette année Nasrin Sotoudeh,
l'avocate injustement emprisonnée, a reçu le prix Sakharov 2012
pour la liberté d'expression pour avoir continué sa lutte même en
prison. On espère que l'action de Zahra aidera à changer les
choses. En attendant, le prochain président iranien risque bien
d'être un favori de Mahmoud Ahmadinejad et du Guide Suprême
Ayatollah Ali Khamenei, ce qui pourrait conduire à nouveau à des
manifestations et à une violente répression.
Flore