Vers
un accord officiel?
En
novembre dernier, l'Iran et le groupe P5+1 ont conclu un accord
provisoire à Genève, prévoyant l'arrêt des activités nucléaires
les plus sensibles à Téhéran en échange d'une levée limitée de
certaines sanctions.
Les
négociations nucléaires entre les grandes puissances et l'Iran ont
repris mardi 18 mars 2014 à Vienne dans un contexte compliqué par
la crise ukrainienne, qui a renforcé les tensions entre la Russie et
les pays occidentaux.
L'unité
du "groupe P5+1" impliqué dans les pourparlers avec
Téhéran (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni, Allemagne)
est mise à l'épreuve par la plus grave confrontation entre Moscou
et les Occidentaux depuis la Guerre froide.
Les
discussions ne semblent cependant pas avoir été affectées par le
conflit pour la Crimée et les négociations formelles se déroulent
également normalement :
"Je
n'ai vu aucun effet négatif nous continuons à travailler de manière
unie." a assuré le porte-parole de l'Union européenne, Michael
Mann.
Les
négociations en cours sont dirigées par la haute représentante de
l'Union Européenne pour la politique étrangère, Catherine Ashton,
qui parle au nom des grandes puissances mondiales. La délégation
russe est présidée par le vice-ministre des Affaires étrangères
Sergueï Riabkov comme ce fut le cas lors des dernières
négociations.
Le
ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif,
conduit la délégation iranienne à Vienne et s'attend à des
discussions plus difficiles cette semaine que lors de l'ouverture des
pourparlers à la mi-février, car les deux parties devront trouver
un terrain d'entente sur des points assez délicats comme le réacteur
à eau lourde d'Arak ou le niveau d'enrichissement de l'uranium.
Selon
l'agence de presse iranienne IRNA, Mohammad Javad Zarif a annulé
lundi soir le dîner traditionnellement prévu à la veille de
l'ouverture des discussions en raison d'un comportement "non
diplomatique" de Catherine Ashton lors de sa visite il y a 10
jours à Téhéran, où elle aurait rencontré des militants des
droits de l'homme auxquels elle aurait manqués de respect.
Selon
un haut responsable iranien, le guide suprême de la République
islamique, Ali Khamenei, a néanmoins donné carte blanche aux
négociateurs pour apporter aux Occidentaux des garanties sur le
caractère purement civil du programme nucléaire de Téhéran.
"Mais
la ligne rouge est la fermeture de tout site nucléaire et l'arrêt
de l'enrichissement", ajoute ce responsable.
Il
aurait même dit :"Les discussions vont devenir de plus en plus
difficiles car les faucons à Téhéran surveillent de très près
les discussions", par allusion aux conservateurs, puissants au
sein du clergé et de l'appareil de sécurité, et très méfiants
vis-à-vis de la politique d'ouverture engagée par le président
Hassan Rohani depuis sa prise de fonction en août 2013.
L'enjeu
des négociations est de "s'appuyer sur le travail de nos
experts, réduire les divergences, prendre des décisions difficiles
sur les points de désaccord", résume un haut responsable
américain.
OPINION
: Malgré les tensions entre les pays d'Occident et la Russie sur le
problème de la Crimée, les négociations se sont déroulées sans
problèmes et c'est un bon point et une attitude politique sérieuse
de la part de la Russie et des pays d'Occident. Mais, l'attitude de
Mohammad Javad Zarif avec Catherine Ashton était déplacée.
Annuler un dîner important afin de discuter des négociations sur un
réel problème nucléaire iranien n'est pas très diplomatique de
la part de Mohammad Javad Zarif. Si l'Iran et le groupe «P5 +1»
veulent trouver un réel accord pour ce problème nucléaire, ils
doivent montrer plus de respect les uns envers les autres.
Toward a
formal agreement?
Last
November, Iran and the P5 +1 have reached a provisional agreement in
Geneva providing the judgment of the most sensitive nuclear
activities in Tehran in exchange for a limited lifting of sanctions.
Nuclear
negotiations between the major powers and Iran resumed Tuesday
18th March 2014 in Vienna in a context complicated by
the Ukrainian crisis, which has increased tension between Russia and
Western countries.
The
unity of the "P5 +1" involved in the talks with Tehran
(United States, Russia, China, France, UK, Germany) is tested by the
most serious confrontation between Moscow and the West since the Cold
War.
However,
the discussions did not seem to have been affected by the
conflict in Crimea and formal negotiations are also taking
place normally:
"I
have not seen any negative impact we continue to work in a united
way” said the spokesman of the European Union, Michael
Mann.
The
negotiations are led by the High Representative of the European Union
foreign policy chief Catherine Ashton, who speaks for the great world
powers. The Russian delegation is headed by Deputy Foreign Minister
Sergei Ryabkov as was the case during the last negotiations.
Iranian
Foreign Minister, Mohammad Javad Zarif, is leading the
Iranian delegation in Vienna and is expecting more difficult
discussions this week than at the opening of talks in mid-February,
because the two parties must find common ground on
rather delicate points as the Arak reactorof heavy water or the
uranium enrichment level.
According
to the Iranian news agency IRNA, Monday night Mohammad
Javad Zarif canceled a dinner traditionally provided on the eve of
the opening of discussions due to behavior "non-diplomatic"
Catherine Ashton during her visit 10 days ago in Tehran, where she
had met human rights activists.
According
to an Iranian official, the Supreme Leader of the Islamic Republic,
Ali Khamenei, has nevertheless agreed with negotiators
to bring Westerners guarantees on purely civilian nature of Tehran's
nuclear program.
"But
the red line is the closure of all nuclear sites and the cessation of
enrichment," added the official.
He
even said: "The discussions will become increasingly difficult
as the hawks in Tehran watch closely the discussions", in
allusion to the Conservatives, powerful among the clergy and the
security apparatus, and very suspicious about the policy of openness
initiated by President Hassan Rohani since taking office in August
2013.
The
goal of negotiations is to "build on the work of our experts,
reduce differences, make tough decisions on points of disagreement,"
said one American official.
OPINION :
Despite the tensions between western countries and Russia
on the problem of Crimea, the negotiations went on smoothly and
it's a good point with cooperation betweenRussia and western
countries. But, Mohammad Javad Zarif's attitude toward Catherine
Ashton was ridiculous. Cancelling an important
dinner before negotiations on a real Iranian nuclear
problem was not very diplomatic either from Mohammad
Javad Zarif. If Iran and the group « P5+1 » want to find a real
agreement about this nuclear problem, they have to show more
respect to each other.
Maxim